Activité
du PDC-UEMOA
Une
vingtaine de journalistes culturels formés à la critique d’art à Dakar.
Du 23 au 27 avril, se
tient l’atelier de formation des membres du réseau des journalistes culturels
pour le programme de développement culturel de l’Uemoa (RJ/PDC-UEMOA). Venus
des huit pays de l’espace communautaire, ils partent renforcés en critique
d’art sous l’égide des Professeurs Yacouba Konaté (ivoirien) et Ibrahima Wane
(sénégalais). L’organisation entièrement financée par la Commission de l’Uemoa
en partenariat avec la biennale Dak’art 2018 est conduite par l’équipe de Mme Aminata
Lo Paye en charge du programme de développement culturel.
Vingt (20) membres du
réseau des journalistes culturels pour le programme de développement culturel
de l’Uemoa sont formés à la critique d’art. Cette activité intervient à la
veille de la 13ème édition de la biennale Dak’art dont l’ouverture
prévue le 3 mai. Les capacités des participants sont renforcées d’abord à la
gestion des droits d’auteurs à travers la communication de Samuel Sangwa, directeur
régional Afrique de la Cisac. Ensuite, ils ont reçu de leurs formateurs les
outils pour la critique journalistique, renseignés sur l’approche historique
des arts visuels en Afrique, la lecture d’une œuvre d’art et les touches et
retouches d’un compte rendu d’une exposition. Ces notions théoriques sont
complétées de visites tous les après-midi d’une exposition en cours dans un
espace ou galerie de Dakar. Ainsi les apprenants sous l’égide de leurs
professeurs explorent les deux premiers jours la Galerie Kemboury, l’exposition
inaugurale de la Villa des Arts ouvert seulement en mars dernier, une
initiative personnel et sous fonds propre du polyvalent et atypique plasticien Ousmane
Ndiaye Ndiaye alias Dago. Privilégiés par la biennale dak’art, les participants
sont accueillis à la bibliothèque de l’Université Cheikh Anta Diop pour visiter
en exclusivité l’exposition « Quelle humanité pour demain ? » du
baobab Ibrahim Diallo Lebergerdeliledengor. Avec le guide, le Professeur
Magueye Kassé, commissaire de l’exposition et l’artiste-savant, les visiteurs
spéciaux voyagent dans les méandres d’un univers diversifié et multiforme soumis
à une scénographie appropriée signée Fodé Camara. Le vernissage de
« Quelle humanité pour demain ? » est prévu le 5 mai pour le
compte du Dak’art Off. La même thématique « Quelle humanité pour
demain ? » fait objet d’une table ronde ce 2 mai au Terrou bi (salon
des princes) à partir de 9h30. Un document de synthèse y sera édité et mis en
ligne sur le site de l’université www.ucad.edu.sn
et celui de l’artiste www.lebergerdelile.com
a confié le Commissaire. Une autre exposition de sculpture et peinture dirigé
par Omar Diack comme commissaire en cours dans une banque de la place est aussi
visitée avant le grand tour du Musée de Civilisation Noire. Un géant édifice
fruit de la coopération sino-sénégalaise. Il coûte 12 milliards de FCFA au
contribuable sénégalais, sans regret. La visite guidée par Amadou DAFF,
comptable des matières, a permis d’explorer les différents compartiments du
musée. De l’administration au 4ème étage jusqu’à la salle de
surveillance camera en bas, en passant par les salles d’exposition, les ailes
pour le réfectoire, le plan compatible des toilettes modernes, la grande
galerie circulaire de 50m de rayon, l’auditorium de 150 places, tout est placé
sous surveillance de 108 caméras. Il est doté d’une grande esplanade qu’il
partage presque avec le Théâtre National auquel il fait face. Le musée de
civilisation noire sera inauguré le 6 décembre prochain par SEM Macky Sall,
Président de la République du Sénégal.
L’atelier prend fin
sous une note de satisfaction générale après une évaluation de l’organisation
et le mot de clôture.
Happy
Sylvestre GOUDOU

